Figurant parmi les thèmes prioritaires dans son programme d’actions, le Conseil Economique et Social a entrepris de traiter le sujet portant sur les enjeux liés à la transition vers une économie verte. Si la préoccupation environnementale n’est pas nouvelle au Maroc, son intégration dans le modèle de développement économique durable est encore à ses débuts.
D’après le programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE; 2011), l’économie verte peut se définir comme «une économie qui entraine une amélioration du bien être humain et de l’équité sociale tout en réduisant les risques environnementaux et la pénurie des ressources».
Autrement, ce modèle économique vise la création de revenus et représente un gisement important d’emplois grâce à une allocation ciblée des fonds et investissements permettant une gestion rationnelle de ressources naturelles, un développement de nouvelles sources d’énergies renouvelables, une maîtrise des impacts environnementaux (gaz à effet de serre, pollution industrielle, rejets liquides, pollution des sols et des nappes phréatiques, production de déchets) ainsi que la préservation de la biodiversité et les écosystèmes et la réduction des externalités sociales.
Au Maroc, le coût annuel de la dégradation de l’environnement est estimé à plus de treize milliards de dirhams, soit 3.7% du PIB du Royaume. Le Maroc prend progressivement conscience de l’importance d’une bonne gestion des ressources naturelles et des opportunités de développement que peuvent recéler les activités vertes notamment en termes d’emplois et de maîtrise de savoir-faire.
Dans ce sens, il a adopté en 2010, une Charte nationale de l’environnement et du développement durable. Il a également lancé d’importants investissements pour le développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique et ce, en vue de s’affranchir sa dépendance énergétique. Il a en outre engagé des actions d’envergure portant sur la généralisation de l’assainissement liquide et la rationalisation de la gestion de l’eau et des déchets solides.
Au vu de ces défis, Comment certains secteurs tels que l’énergie, l’agriculture, le bâtiment ou l’industrie peuvent-ils tirer bénéfice des investissements qui sont projetés ? Comment en faire un levier pour la création d’emploi et de richesse ? Comment former les ressources humaines nécessaires ? Comment encourager la recherche et développement dans ces domaines ?
Telles sont quelques questions que le CES souhaite aborder dans le cadre des discussions sur ce sujet.
Vos contributions pour enrichir les débats et réflexions en cours seront les bienvenues.
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